Frappes répétées dans la commune de Karimama

Hantées par la psychose, les populations réclament plus de sécurité

Les attaques terroristes qui frappent la région septentrionale du Bénin, en particulier la commune de Karimama commencent par préoccuper les populations. Après les frappes avec leurs cortèges de conséquences, l’heure est désormais à la stupeur.

Après la dernière attaque des présumés djihadistes à Birni Alafia dans la commune de Karimama, aux premières heures de ce samedi 15 octobre, tout tourne pratiquement au ralenti. La population est sous le choc. Même si cette nouvelle attaque n’a pas enregistré de pertes en vies humaines, le symbole ciblé inquiète. Il s’agit d’un commissariat de police républicaine, appelé à sécuriser les populations.

En effet, quelques heures après l’attaque, rares sont les mouvements des populations. Les rues pratiquement désertes, avec la fermeture des petits commerces. Pour des mesures préventives, l’État à militarisé la recette perception. Chose quelque peu étonnante, les élus locaux et communaux sont devenus introuvables. Ils vivent pratiquement dans la clandestinité. Selon le récit d’une radio du septentrion, telle est la situation qui prévaut ces dernières heures à Karimama, notamment au centre ville. Plongée dans la psychose depuis cette nouvelle frappe des présumés djihadistes contre le commissariat de leur arrondissement, les habitants sont envahis par la stupeur. La psychose semble gagner les cœurs car, selon certaines sources, ces individus mal intentionnés qui sèment la terreur menaceraient de revenir perpétrer d’autres attaques. Quand on se réfère à leur mode de fonctionnement, ces djihadistes peuvent donc surgir à tout moment soit par voie terrestre soit par voie fluviale pour perturber la quiétude des populations.

A compter de ce lundi 17 octobre, les enseignants de cette commune menacent de déserter les écoles déjà submergées par l’eau. A Karimama, il se passe tout, sauf une ambiance de quiétude. Elle ne ressemble pas, selon le récit de cette radio, à celle des week-ends puisque chacun est retranchée dans sa maison. Selon un habitant joint au téléphone par un confrère de ce média, la probabilité que les habitants désertent leurs cases et greniers n’est pas exclue. Chacun se demande à qui le tour ? Pendant ce temps, elles attendent, avec beaucoup d’espoir, le retour du chef village de Mamasy Peulh enlevé le 12 octobre dernier pour une destination inconnue.

Vivement que l’État prenne à bras le corps cette situation afin de garantir la vie et l’épanouissement de ces populations.

Éros AMAH

En encadré

La Garde Républicaine en renfort.

Aux dernières nouvelles, l’on apprend que des éléments de la garde républicaine seraient débarqués dans cette commune. Selon nos sources d’information, ils seraient déployés ce samedi soir pour sécuriser l’arrondissement de Birni Lafia et les autres arrondissements sous les menaces terroristes. Toujours est-il que pour le moment, un calme précaire règne dans la commune avec une peur apparente. Depuis la dernière attaque, les populations s’enferment tôt craignant une nouvelle irruption de ces présumés djihadistes.

E. A.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédaction SoleilLevant